TEST PREPROD - Plateforme de recherche : une journée consacrée aux technologies avancées
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3 QUESTIONS À… Nicolas Dudoignon, vétérinaire et membre externe du C2EA
Description détaillée
L’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection développe et utilise déjà des méthodes alternatives. Il participe à différentes initiatives, comme le développement d’organoïdes de rein ou de côlon.
Quelle est l’évolution du nombre d’animaux utilisés à des fins de recherche en France ?
En Europe, la règle est de comptabiliser le nombre d’utilisations d’animaux et non le nombre d’animaux utilisés, certains pouvant être utilisés plusieurs fois dans un cadre strictement défini.
À ce titre, on constate une réduction régulière, avec une baisse de 4,9 % entre 2021 et 2022 pour la France, qui reste néanmoins l’un des principaux pays utilisateurs sur le continent1.
Comment se situe la France en matière de méthodes alternatives ?
Ces méthodes consistent à réduire, raffiner, voire remplacer l’utilisation des animaux à des fins scientifiques. Sur le plan du développement des nouvelles approches (organes sur puce, etc.), la France n’est pas nécessairement en retard, mais elle a peut-être tardé à donner de la visibilité et donc du crédit à ces innovations. Cette visibilité passe notamment par l’établissement de réseaux scientifiques et de centres de ressources qui favorisent le partage de savoir pour un plus grand développement et une meilleure reconnaissance de ces outils prometteurs.
Pour les recherches en radioprotection, quelles alternatives pourraient être développées ?
L’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection2 développe et utilise déjà des méthodes alternatives.
Il participe à différentes initiatives, comme le développement d’organoïdes de rein ou de côlon. Une autre voie possible serait de s’appuyer sur la grande quantité de données disponibles dans ses bases de données et la littérature scientifique pour créer des modèles numériques reproduisant certaines propriétés biologiques d’un organisme (souris, humain…) .
À terme, ces modèles permettront d’estimer les effets attendus lors d’une irradiation ou d’une contamination accidentelle.
1. https://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/fr/enquete-statistique-su…
2. Depuis le 1er janvier 2025, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) et de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) sont regroupés au sein d’une nouvelle entité : l'Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR).